Retour Accueil Assemblée générale 2010

Fédération des syndicats et comités de quartiers de Pessac

Assemblée Générale 2011

12 mars 2011

Rapport moral

par Dominique LESTYNEK, Président de la Fédération

INTRODUCTION

Une assemblée générale est le moment de faire un bilan, en particulier :

Sachant que la participation citoyenne est au cœur de ce concept et alors qu’il existe à Pessac une longue tradition liant la Ville et les syndicats et comités de quartiers dans l’exercice de la démocratie participative désormais dans le cadre de la métropole bordelaise il convient de revenir sur les fondements des quartiers et de leur Fédération, de nos attentes et des réponses de la Ville concrétisées par ses actions.

LES FONDAMENTAUX DES QUARTIERS ET DE LEUR FÉDÉRATION

Le rôle des quartiers

Les animations des quartiers se sont historiquement organisées sur des bases festives, de voisinage, de proximité, d’identité de modes de vie et de formes de solidarité. Maintenant on parle d’animations conviviales qui génèrent du lien social en rassemblant les habitants.

La défense des intérêts de quartier est liée à ce lien social tissé entre les habitants en élaborant un intérêt collectif à défendre, en organisant le débat public dans le quartier, en participant aux réunions (municipales notamment) et en se mettant en capacité de proposition.

Le rôle de la Fédération

Unir les forces des quartiers

Cette union renforce la position des quartiers face à la municipalité et aux pouvoirs publics en général et surtout en fait un lieu potentiel d’intelligence collective dont le site internet doit être le reflet. La Fédération est un lieu de coopération où se capitalisent, se mutualisent, se diffusent librement les informations, les actions, les expériences, l’histoire sociale et l’identité des quartiers.

Offrir une vision globale

Par principe cette vision globale est acquise au niveau de la Ville. Nos nombreuses participations extérieures permettent de se placer dans le contexte de la métropole voire au-delà.

Une culture commune : l’indépendance

Indépendance par rapport aux élus qui ne figurent pas dans les instances dirigeantes des quartiers ou de la Fédération. Les sujets sont abordés sur le principe « ni le roquet de service, ni la voix de son maître ». Quartiers et Fédération sont ainsi les acteurs essentiels de la démocratie locale participative en complémentarité de la démocratie locale représentative.

Nos attentes de la Ville

La reconnaissance

Elle se réalise en premier lieu par la disposition d’une maison de quartier

D’où notre proposition d’établir un « référentiel » pour créer ou transformer une maison de quartier répondant aux besoins de l’association de quartier résidente.

La confiance et la non-ingérence

·         Elle se manifeste dans le dispositif d’aide aux quartiers qui constitue une sorte de budget participatif sans justifications préalables ou a posteriori. La faiblesse de son montant est une limite. Cependant la prise en charge directe des anniversaires décennaux est un progrès sensible.

·         Malheureusement de multiples, lourdes et inutiles charges administratives comme par exemple :

o        Dossier de demande de subvention [les activités des quartiers sont parfaitement connues de la Ville, mais demande de multiples documents, non lus, dont le rapport moral ou un budget prévisionnel pour une subvention de 500€ !] ;

o        Demande de vide-greniers [photocopie de la carte d’identité !].

L’ACTION DE LA VILLE

Une concertation en berne

La lettre adressée à Monsieur le Maire en date du 31 décembre 2008 relative à l’information et à la concertation avec les syndicats et comités de quartiers est toujours sans réponse à ce jour. Plus de 750 jours sans nouvelle de ce courrier : nous pensons à lui (et à ceux qui sont enfouis dans la pénombre des tiroirs de la mairie). Les interprétations de ce silence peuvent être multiples :

Certains proposent un point d’exclamation à la place du point d’interrogation.

L’impuissance publique

Elle se manifeste notamment dans les domaines de l’urbanisme, de la sécurité et du patrimoine. A titre d’exemples non exhaustifs :

L’absence de vision globale

Le projet de 3ème phase du TCSP est l’illustration de cette carence:

Un projet « croupion », à voie unique, sans véritable intermodalité avec les bus, sans étude des incidences sur Pessac-Centre par ailleurs non raccordé à ce nouveau réseau…

De cela on retire le sentiment de la ville subie et non pas de la ville choisie en concertation avec ses habitants.

CONCLUSION

Nos propositions en forme de conclusion pour sortir de la ville « subie » :

« Penser global, agir local ». On peut faire nôtre cette proposition de Jacques Ellul qui correspond à la pratique de la Fédération.