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Les antennes de téléphonie mobile

S'il est un exemple qui montre l'intérêt d'un syndicat de quartier dès lors qu'il travaille en lien étroit avec les riverains et les habitants, c'est bien celui du projet d'installation d'une antenne de téléphonie mobile avenue Saint-Exupéry.

Tout a été dit et écrit à ce sujet. Essayons simplement d'en résumer l'essentiel pour avancer une analyse.

L'opérateur Bouygues a voulu passer en force pour imposer une installation, sans aucune consultation préalable de la population.

Grâce à la réaction des riverains, cette opération a échoué, le Syndicat de Quartier ayant été aussitôt alerté.

La résistance s'est organisée au fil des semaines : information, pétition, rassemblements, épreuve de force sur le terrain par l'occupation des lieux, etc.... La presse, alertée, s'en est fait l'écho.

Devant cette situation de blocage, la mairie a décidé de réunir les opérateurs et la fédération des syndicats de quartier pour tenter de désamorcer le conflit. De nombreuses réunions se sont tenues, au terme desquelles, la concertation que nous avons imposé a des chances d'aboutir par la rédaction d'une charte. Celle-ci obligera les opérateurs à respecter des règles très strictes, parmi lesquelles : l'information systématique de la mairie sur tout projet d'implantation par les opérateurs, la concertation avec les riverains et le syndicat de quartier, des contrôles de puissance d'émission, etc.

Ajoutons que si cette charte était cosignée par les trois parties, ce serait une première en France, et pas seulement à France, sur un sujet sensible qui touche à la santé publique et dont les grands médias se font de plus en plus l'écho.

Historique

Les différentes péripéties

• 10 septembre 2001 : le syndicat de quartier écrit à la mairie pour exiger le retrait du projet d'implantation, au nom du principe de précaution, d'une antenne de téléphonie mobile.

• 20 septembre 2001 : audience auprès du maire avec les riverains et toujours la même exigence.

• 2 octobre 2002 : rassemblement au pied du pylône.

• 9 octobre 2002 : réunion de concertation à l'Orangerie avec les opérateurs et les élus.

• 6 novembre 2002 : nouvelle réunion à la mairie et décision de la mise en place d'un groupe de travail sur ce sujet.

• 13 novembre 2002 : première réunion du groupe de travail.

• 27 novembre 2002 : réunion du groupe de travail

• 3 décembre 2002 : rencontre avec les opérateurs sur le site, en présence des riverains.

• 4 décembre 2002 : réunion du groupe de travail

• 18 décembre 2002: réunion du groupe de réflexion de la fédération des syndicats de quartier sur les ATM.

• 8 janvier 2003 : rencontre avec les enfants de Joliot-Curie. Emission enregistrée et diffusée le 19 janvier 2003 par Radio Bleue.

• 24 janvier 2003 : réunion publique à l'initiative du syndicat de quartier à la bibliothèque des Castors avec l'expert de la PRIARTEM.

• 30 janvier et 7 février 2003 : réunions des trois parties et travail d'élaboration d'une charte pour l'ensemble de la ville de Pessac.

Ce conflit dure depuis septembre 2001. Depuis le 9 octobre 2002, les opérateurs se sont engagés à stopper le chantier sur l'avenue Saint-Exupéry.

Depuis le 6 novembre 2002, aucune installation d'A.T.M. n'est réalisée sur Pessac. C'était notre exigence pour négocier un projet de charte.