Témoignage du passé
Madame Catherine Tuvalle, première présidente du quartier de Compostelle, raconte :
Monsieur G. Cessy, un ancien, véritable mémoire du quartier, m'a souvent raconté la vie du quartier de La Paillère-Compostelle.
Jusqu'en 1950, les fermes, les champs et les troupeaux régnaient sur notre quartier. Une grosse maison bourgeoise se dressait là où se trouve la Faculté d'Histoire-Géographie. Les fermes s'éparpillaient sur le terrain du C.R.E.P.S. et une, avenue de la Paillère.
Pour pouvoir construire l'université, d'abord celle des Sciences de 1956 à 1968, puis celle des Lettres en 1965, les habitants ont été expropriés. Certains ont accepté les terrains proposés avenue de la Paillère. La dernière ferme avec troupeaux et champs (cressonnières) a été vendue en 1990 en appartements, ses champs ayant été lotis par la STIMO (Bouygues), actuellement les Maisons de Pessac Village.
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Avec la construction de la Faculté a également commencé la construction des immeubles de Compostelle. Là encore, ce n'étaient que des champs où les bordelais venaient pique-niquer le dimanche assis sur des grandes couvertures et prenant de l'eau au puits de Monsieur Cessy. Le chemin de la Paillère avec ses fossés et son cadre champêtre est devenu dans les années 1980 l'avenue passante que nous connaissons maintenant. Pour être entendus par leur maire, les habitants entre les deux guerres et après étaient regroupés en association de quartier. Monsieur Cessy se souvient avoir fait du porte à porte pour vendre des cartes d'adhérents. |
La Résidence Compostelle |
En 1988, je rejoins le comité de quartier Chiquet-Fontaudin, invitée par son président, Monsieur Jacques Clémens : réunion dans une salle de Fontaudin, chez les sœurs, tous les mois. Mêmes soucis, le campus, la circulation, le tout-à-l'égout,
En février 1992, notre quartier vole de ses propres ailes.