4. Le fonctionnement du Casino et sa disparition
| L'inauguration de l'établissement est mentionnée par les journaux en début du mois de juin 1897. Les reports dus à la pluie empêchent de situer la date exacte, sinon à une semaine près. Les festivités ont eu lieu en plein air, avec 25 musiciens lyriques. La date d'inauguration, antérieure à la constitution de la société liant madame Larrondo et monsieur Latapie, semble indiquer que François Pommez s'est impliqué personnellement dans le lancement de cette affaire. Le café et le restaurant étaient alors à la charge d'un M. Garaud. Les journaux de 1897 et 1898 mentionnent une activité assez intense, avec bals et concerts en salle ou en plein air. La dernière mention trouvée d'Isidore Latapie dans la presse date de janvier 1899, mais il manque des informations pour la période ultérieure. |
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Les diverses mentions des activités du Casino dans les minutes comportent des noms de responsables différents de celui d'Isidore Latapie. La gestion de l'établissement semble donc avoir rencontré de gros problèmes. La mise en place d'un appareil de production d'acétylène est mentionnée. Une demande d'installation de jeux de hasards est restée sans suite du fait que Pessac n'avait pas le statut légal de ville balnéaire. Le 6 août 1901, un article de journal dit que les bruits courant sur la fermeture du Casino ont été démentis par monsieur Corbière, le responsable, « qui fera tout son possible pour maintenir l'activité ». Le 13 août 1901, le maire Herman Lemoine enjoint à monsieur Corbière de remettre en état l'appareil de production d'acétylène qui présente de gros risques. Selon La Petite Gironde du 1er août 1903, un éboulement a eu lieu dans les bâtiments le matin du 29 juillet 1903, hors de la présence des ouvriers chargés de la démolition de locaux. |
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Le Livre de Pessac, ouvrage récent, fait mention d'un incendie qui aurait détruit le Casino en 1905. Cet incendie est resté dans le souvenir d'Emmanuel, fils de François Pommez. Toutefois, compte tenu des articles d'époque qui viennent d'être parcourus, l'hypothèse qui semble la plus vraisemblable est celle d'un disfonctionnement dès le démarrage de l'affaire, ou tout au moins après le désengagement d'Isidore Latapie, et d'un arrêt vers 1903. Il est possible que la mise en place du Casino ait réveillé un établissement tout proche, l'Elysée, fondé en 1859 mais dont l'activité ne s'est intensifiée qu'après l'arrêt du Casino. L'incendie n'a pas été la cause de la cessation d'activité, mais peut-être la fin de l'espoir de Fran- |
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Pommez de faire enfin vivre cette entreprise.
Il parait possible de dire, à la lumière des renseignements maintenant réunis, que : le Casino de Pessac fut une chimère lumineuse et fugitive du solide François Pommez. |