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Si le Peugue m'était conté ...

 

VEYRINES

 

S

eigneurie très ancienne, Amanieu de Vitrinis en était seigneur dès la fin du 12ème siècle. Il est qualifié de chevalier.

Avant 1290, les textes d'archives signalent à Veyrines un castellum (petite forteresse).

En 1290, le seigneur de Veyrines fit entourer son manoir de murs avec porte donjon, le transformant ainsi en une place forte aménagée pour la défense du pays.

Au début du 14ème siècle, Veyrines (Vitrinis, du latin vitrina atelier de verrier, Veyrines, issu du gascon veirina verrerie) appartenait à la famille de Goth., puis à la famille des Montferrand.

       La tour de Veyrines

Situé sur la rive gauche du Peugue, à Mérignac, le château dont faisait partie cette seigneurie, était le siège d'une juridiction considérable, dont Pessac faisait partie au 15ème siècle. Il appartenait au haut moyen âge.

En l'année 1700, on décida la démolition du château, car ses murs menaçaient ruine.

De cette maison forte il ne reste aujourd'hui que la Tour dites des Eyquems à Mérignac. Elle fut transformée en oratoire dans la seconde moitié du 14ème siècle. Des peintures murales en décorent encore les parois ainsi que la voûte du couloir de la porte donjon.

Selon les apparences et toute proportion gardée, la place forte de Veyrines devait, peut-être, ressembler au château de Montaner datant de 1375 (arrondissement de Pau), château place d'armes qui était adapté aux nouveaux aspects des guerres de l'époque.

Anecdotes : une veyrine est un trou, rond ou ovale, dans la paroi d'une église par lequel on faisait passer des personnes, la plupart du temps des enfants, des jeunes, dans un but curatif. C'était une pratique ancienne en Gironde.