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Le monument aux Morts de Pessac

Un numéro spécial de La Tribune Pessacaise du 20 novembre 1927 était consacré à l'inauguration du Monument aux Morts dont la réalisation a été décidée dès la fin de 1918 par un Comité de Patronage placé  sous la présidence d'honneur de M. de la Trémoille, député de la Gironde. Elle a été confiée au sculpteur G. Leroux. En octobre 1921, une souscription publique permet de dépasser la somme prévue, ce qui permet à la ville de réduire  de moitié la subvention de la ville. Son coût s'élevait à 65000 francs en février 1927. Les travaux commencèrent début 1922 pour s'achever un an après, mais le conseil municipal ne signa pas le procès verbal d'acceptation, car le monument n'était pas conforme à la maquette, ni au plan, ni au devis.

Une longue procédure opposa les élus au sculpteur qui provoqua, le 7 mai 1924, la démis-

sion des élus, outragés par les propos du Secrétaire Général de la Préfecture. Ce dernier ayant été déplacé par le Préfet, les démissionnaires revinrent sur leur décision. Le Conseil de Préfecture reconnaissant les malfaçons qui concernaient les parties murales, la valeur des bronzes n'ayant jamais été contestée, ordonna au  sculpteur la reconstruction du monument qui fut à nouveau terminé au début de l'année 1926.

Le 11 mai 1926, le Conseil de Préfecture sanctionnait la décision de la municipalité Cordier qui acceptait sans réserve l'oeuvre du sculpteur.

Le monument représente un groupe de trois sujets devant un pan de mur détruit par la mitraille. Un poilu dressé devant ses camarades blessés semble prononcer les paroles gravées au sommet du monument d'un goût qui nous paraît aujourd'hui douteux  : « Debout les morts » !

 

Signalons une anomalie : les noms des morts pessacais du quartier de Toctoucau ne figurent pas sur le monument. L'oubli a été réparé en octobre 2003 lors de l'inauguration du monument aux morts de Toctoucau sur lequel sont gravés les noms de Pessacais et des Cestadais morts pour la France.