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Débat public Ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Espagne

Réunion de synthèse de Bordeaux - 19 décembre 2006

Présentation de la Fédération des syndicats et comités de quartiers de Pessac

Dominique LESTYNEK, Président des syndicats et comités de quartier de Pessac

S’il vous plaît ! Je tenais tout d’abord à remercier la Commission qui a rappelé que ce qui était important dans le débat, c’était l’argumentation Monsieur le braillard. C’est sur ce principe que nous nous sommes fondés pour intervenir dans ce débat à trois reprises. Tout d’abord à Dax sur les nuisances sonores, ensuite à Bordeaux pour ce qui concerne les sorties de l’agglomération, ensuite à Pessac pour ce qui concerne une réunion de proximité, le tout a été résumé dans notre cahier d’acteurs. Nous nous sommes refusés de vibrionner dans toutes les réunions pour ne pas confisquer et accaparer le débat. Nous ne sommes pas rangés dans l’incantation, dans la tautologie ou le sophisme ; notre méthode s’est fondée sur l’objectivité, sur un raisonnement à partir des documents, un travail sans a priori, en se fondant sur le contenu du projet et non sur celui qui le porte ; et notre raisonnement s’est voulu comme d’habitude constructif, serein, apaisé, et qui ne se fondait pas sur les peurs ou sur l’agitation d’épouvantail. Ensuite, nous avions une légitimité pour participer à ce débat qui est évidente. C’est que les seuls tracés qui existent aujourd’hui sont ceux qui sont riverains des sorties Est et Ouest de l’agglomération et ceux qui sont riverains de la ligne existante, car ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que dans les trois scénarios, ce sont les riverains de la ligne existante qui supporteront seuls le report modal du fret et des TER. Tout le monde est d’accord sur le constat. Vous n’êtes pas d’accord sur le constat du mur de camions, c’est une réalité qui suffit d’ouvrir les yeux si vous tentez de voyager dans notre région. Mais certains ressemblent un peu à ces médecins que l’on trouve dans Molière, la famille de Diafoirus sans doute, ou encore ce que j’emprunterai à Sganarelle, vous proposait le petit clystère dulcifiant. Alors, je crois qu’il convient de rappeler quel est le contexte de ce projet car certains ont tendance à oublier les éléments, tous les éléments de ce débats. D’abord, la LGV Angoulême-Bordeaux à l’horizon 2015, la réalisation du « Y Basque » à l’horizon 2013 et c’est là où tout à l’heure le président a essayé à juste titre parlé d’un retard de l’Aquitaine. Le débat connexe de la LGV Bordeaux-Toulouse qu’on ne peut pas ignorer, le mur de camions dont j’ai parlé tout à l’heure, le protocole de Kyoto qui est une réalité aussi ; il faut donner des moyens, et il n’y a qu’un remède, c’est le fer. Donc, ce projet est opportun pour combler le chéneau manquant entre l’Espagne et Bordeaux et pour satisfaire aux exigences du développement durable des transports collectifs. Dans ce projet, nous avons fait l’analyse des trois scénarios de manière objective et nous sommes arrivés à la conclusion que seul le scénario 3 était le scénario des solidarités.

(Protestations dans la salle).

Je sais que la raison vous gêne, mais c’est une réalité. C’est d’abord la solidarité à l’intérieur de notre agglomération, car ce sont les riverains de la ligne existante qui vont supporter le fret qui va passer et c’est cela notre contribution au projet. C’est une solidarité régionale car il s’agit de développer aussi l’Est de l’Aquitaine et de mieux desservir et d’irriguer mieux toutes les villes de l’Aquitaine. C’est une solidarité interrégionale vers le Sud-est avec Toulouse, et, j’espère, plus tard avec Narbonne. Enfin, c’est une solidarité internationale avec l’Espagne qui nous montre le chemin, et donc nous sommes favorables à ce projet. Il est évident qu'il doit s’accompagner de mesures d’accompagnement et notamment la prise en compte des enjeux humains parce que la première chose dans notre environnement à protéger ce sont les personnes. C’est pour cela que je sollicite à la fois tous les élus, qu’ils soient nationaux, régionaux ou locaux d’apporter une assistance aux personnes, des personnes qui pourront être touchées par ce projet, de planifier les restructurations urbaines et rurales qui seront nécessaires et le cas échéant de créer une structure qui permettra de les aider. En second lieu, ce sont les protections des populations contre les nuisances sonores, et là, on se reportera utilement aux interventions que l’on a pu faire à Dax où nous sommes partisans des protections qui se font à la sources ; et nous sommes enfin favorables à l’accès à la grande vitesse à l’arc méditerranée et donc à la prolongation jusqu’à Narbonne de la ligne à grande vitesse. Je voudrais terminer en disant que les échanges sont le fondement des sociétés humaines et que leur développement est un facteur d’enrichissement et de paix ; et ce projet intervient dans ce contexte. Merci !