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Visite du zoo de La Flèche

(23 avril 2004)

La ville de Pessac a organisé le déplacement d'une délégation de représentants de la ville (élus et personnels municipaux), de l'association Écosite du Bourgailh et des syndicats de quartiers de 3M, Cap de Bos et Magonty pour visiter le zoo de La Flèche dont le directeur, Stéphane Da Cunha, a repris le zoo de Pessac en mars 2004. Cette délégation était accompagnée de Gilles Guitton, journaliste de Sud-Ouest, qui en a réalisé le reportage par dans le journal le lundi 26 avril. Rappelons que le zoo de Pessac a fermé ses portes le 18 février après que le tribunal de commerce ait prononcé sa liquidation judiciaire. Compte tenu de l'intérêt de cet établissement unique en son genre dans l'agglomération bordelaise, la municipalité a aussitôt recherché une solution de reprise. La direction du zoo de La Flèche s'est intéressée à ce site qui offre un gros potentiel commercial avec la proximité de l'agglomération bordelaise et l'absence de concurrents sérieux dans la région. Le but de ce déplacement était donc de présenter aux Pessacais ce que pourrait devenir leur zoo, les nouveaux propriétaires s'engageant à le moderniser suivant des concepts qu'ils maîtrisent parfaitement.

La délégation pessacaise (photo Daniel Marie-Anne)

Ours polaire (photo Daniel Marie-Anne)

Ce zoo a été créé en 1946, ce qui en fait le plus ancien parc animalier privé de France, se situe actuellement parmi les cinq plus grands parcs zoologiques français avec ses 1200 animaux qui évoluent dans un domaine de 14 hectares.

Il a connu depuis sa création diverses fortunes : dépôt de bilan en 1988, rechute en 1995, il a décollé à nouveau en 1997 sous l'impulsion de Stéphane Da Cunha et de son équipe qui ont rénové avec brio certaines installations, parmi lesquelles il faut citer :

- un parc paysager de 3000 m² dédié aux ours polaires, avec un bassin parfaitement entretenu qui permet de suivre les évolutions aquatiques des animaux ;

- un parc de même dimension qui reproduit un paysage montagneux du Canada avec grotte, torrent et cascade, dans lequel on peut admirer deux ours grizzlis. Notons au passage que la topographie des lieux (le zoo est bâti sur un tertre) facilite la réalisation de tels décors ;

- un parc paysager dans lequel le petit panda semble heureux de vivre ;

- les bassins d'eau claire où se baignent les loutres d'Asie et les manchots d'Humboldt ;

 

- les spectacles et animations que nous n'avons malheureusement pu tous apprécier, faute de temps :

- ballet aquatique des otaries de Californie,

- spectacle de fauconnerie à cheval

- spectacle de perroquets

- animations pédagogiques sur le thème du monde animal.

Le zoo de La Flèche participe avec 200 autres parcs européens aux Programmes d'Élevage et de Conservation (EEP) dont le but est de gérer la reproduction de 120 espèces animales menacées par la pollution, la déforestation, le braconnage... Il s'est vu confier la reproduction de plusieurs espèces dont le tamanoir pinché, le guépard, le maki vari, l'éléphant d'Afrique ou le loup à crinière d'Amérique du Sud. Il enregistre plus de 100 naissances par an : nous avons d'ailleurs eu le privilège de voir un bébé hippopotame de 3 semaines qui n'est pas encore visible par le public.

Otarie (photo Laurent Rousserie)

Vautour (photo Daniel Marie-Anne)

Stéphane Da Cunha a présenté l'état actuel du projet du zoo de Pessac. Dix personnes assureront son fonctionnement au démarrage. Comme il est matériellement et financièrement impossible de réaliser tous les travaux qui le rendront plus attractif, il est prévu de procéder en plusieurs étapes sur cinq ans avec un budget évalué à 1,2 millions d'euros. Dans un premier temps, les travaux concerneront la zone d'accueil, la remise en conformité des clôtures. La réouverture du zoo est aujourd'hui liée à l'organisation d'un spectacle de perroquets. La direction compte sur l'indulgence du public pendant la phase de transition, les grands travaux ne commençant que l'an prochain et table sur une fréquentation de 30000 visiteurs cette année : cet objectif est tout à fait réalisable.

Une idée qui intéressera les familles : pour fidéliser la clientèle, il est prévu de mettre en place un système d'abonnement qui rencontrera, à n'en pas douter, le succès auprès des familles.

Le but de cette sortie a été atteint au delà de toute espérance. La visite a permis de dégager certains points forts :

- la réussite de l'intégration paysagère avec une végétation très variée et bien entretenue ;

- la qualité des installations récentes qui mettent en valeur les animaux en privilégiant  le confinement des animaux à l'aide de fosses, de vitrines et de clôtures électriques et en supprimant, à chaque fois que cela est possible, les grilles et grillages métalliques ;

- la variété des animaux très bien entretenus ;

- le professionnalisme du personnel, vétérinaire, soigneurs et personnel d'entretien, soucieux du bien-être des animaux et du respect de la réglementation rigoureuse imposée aux zoos ;

- la variété et la qualité des spectacles et animations proposées au public.

Guépard (photo Laurent Rousserie)

Tapir (photo Daniel Marie-Anne)

Les participants sont revenus avec la conviction que le zoo de Pessac est entre de bonnes mains et le regret que l'équipe de Stéphane Da Cunha ne dispose, dans un premier temps, que de 4 hectares pour s'exprimer. Les représentants de la ville ont cependant renouvelé la proposition d'intégrer ce zoo dans le cadre de l'Écosite du Bourgailh avec la possibilité de disposer d'une surface équivalente à celle du zoo de La Flèche : des obstacles d'ordre financier essentiellement restent à régler pour que cette solution ait des chances de voir le jour.

 

                                                                                                      Yves Schmidt